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Nouvelles

Article provenant du journal Le Canada Français

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Des cours d’éducation physique offerts à distance

LOUISE BÉDARD lbedard@canadafrancais.com

Les cours d’éducation physique se donnent à distance au Cégep Saint-Jean-sur-Richelieu en raison de la pandémie. Un défi pédagogique et technologique pour l’équipe des enseignants.

Évelyne Ménard, coordonnatrice du département d’éducation physique, explique que ses collègues et elle sont en mesure d’offrir les cours et de permettre aux étudiants d’atteindre les compétences rattachées à chacun d’eux.

C’est le format qui change, dit-elle. Il existe plusieurs façons d’atteindre la maitrise des compétences. Pour des raisons logistiques, le choix des activités physiques est cependant réduit. Le gymnase, la piscine, la salle d’entraînement du collège ne sont pas accessibles aux étudiants. C’est de la maison qu’ils suivent leurs cours.

L’éducation physique fait partie de la formation générale de tout cégépien qui doit réussir trois cours de cette discipline durant ses études collégiales.

COURS OFFERTS

Le premier cours porte sur l’activité physique et la santé. L’étudiant doit mener une réflexion sur ses habitudes de vie dans le but de faire des choix éclairés pour sa santé, dont celui de pratiquer régulièrement de l’activité physique.

Le second cours est intitulé Activité physique et efficacité. L’objectif est de permettre à l’étudiant de progresser à son rythme, tout en tenant compte de son niveau d’habileté. « On peut améliorer son efficacité de différentes façons dans son salon », fait valoir Mme Ménard.

Le troisième cours Activité physique et autonomie vise à amener l’étudiant à créer son propre programme d’activités physiques dans une perspective de pratique régulière.

ACCOMPAGNEMENT

Les trois cours se donnent à distance cette session-ci. La formule la plus courante veut que l’enseignant enregistre les entraînements à faire, et quand il les diffuse durant le cours, il est disponible pour accompagner ses étudiants. Ceux-ci orientent la caméra de leur ordinateur pour être vus par l’enseignant qui peut ainsi procéder aux adaptations nécessaires, expose Mme Ménard.

Les enseignants proposent la plus grande variété possible d’activités avec les moyens du bord et dans un espace restreint. « Nous utilisons des chaises, des bouteilles, des poids mis dans un sac à dos. Il y a beaucoup de possibilités », assure-t-elle. Mme Ménard donne l’exemple d’exercices de cardio avec des baguettes sur une chaise.

« Je ne vous cacherai pas que la motivation est un défi important. Chacun est dans son salon ou dans son sous-sol. Ce n’est pas comme être tous ensemble », convient-elle en parlant des étudiants. Mais il faut composer avec la situation. « L’équipe d’éducation physique s’est mobilisée pour trouver le format optimal », ajoute-t-elle.

PLEIN AIR

L’établissement a écarté les activités en plein air. Éric Brunelle, directeur adjoint des études, rappelle le choix fait par le Cégep d’offrir la grande majorité des cours à distance en raison de la capacité d’accueil limitée du collège.

Après deux heures de cours d’éducation physique, les étudiants ayant un cours à la période suivante auraient dû entrer dans l’édifice pour le suivre. M. Brunelle fait remarquer aussi que les étudiants des cours d’éducation physique n’appartiennent pas tous au même programme d’études de sorte que les contacts auraient été multipliés dans la population étudiante.

De plus, le Cégep a voulu privilégier la présence sur le campus des étudiants inscrits à des cours écueils, c’est-à-dire ceux présentant un taux de réussite moins élevé. Ce n’est pas le cas pour les cours d’éducation physique.

ESSENTIEL

Même si le format n’est pas optimal, Mme Ménard est d’avis que les cours d’éducation physique sont plus que jamais indispensables. Les cours comportent une partie théorique avec des présentations, mais la pratique d’activités physiques est primordiale.

L’important, poursuit-elle, c’est le cheminement que réalisent les étudiants et leur accompagnement pour qu’ils développent une pratique présentant un défi pour eux. C’est l’amélioration personnelle et le dépassement de soi qui sont évalués et non la performance. Les cours sont adaptés tant pour l’athlète de haut niveau que pour les étudiants moins en forme ou blessés.

Mme Ménard enseigne du sous-sol de sa résidence. Elle a deux portables et utilise son écran de télévision. « Pour mon équipe, c’est un défi pédagogique et technologique », résume-t-elle tout en ajoutant que le Cégep a apporté le support aux enseignants pour mettre en place les cours à distance.

(Photo Normand Faucher)

Publiée le 4 décembre 2020